La technique nous libère-t-elle, ou nous asservit-elle ? Descartes attend d'elle la maîtrise de la nature, qui peut dès lors être mise au service de l'homme et favoriser à la fois son bien-être et son essor. Rousseau et Marx voient au contraire dans la technique une source de dépendance, voire d'aliénation, quand la machine finit par commander à celui qui la sert. Heidegger approfondit le problème en le déplaçant sur le terrain de la question de l'être : l'essence de la technique est selon lui une façon redoutable de voir le monde entier comme une simple réserve de ressources à exploiter.