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Morale : sources, limites et pathologies

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Fait partie du thème Morale

L'homme est le seul être, selon Descartes, à posséder une âme et un libre arbitre, fondement premier de toute moralité possible. Spinoza déplace la source vers la puissance d'agir : les passions tristes la diminuent, les joies actives l'augmentent. Rousseau se méfie de la raison seule, qui ne nous fait penser qu'à notre intérêt, et situe dans l'État la condition qui fait de l'homme un être vraiment moral. Mill rappelle que la nature elle-même est indifférente à la morale, l'arsenic y étant aussi naturel que le fruit. Arendt conclut sur son versant le plus sombre, la banalité du mal, ce mal commis non par des monstres mais par une absence de pensée, tandis que Rand et le dilemme du tramway montrent, chacun à leur manière, jusqu'où les principes moraux peuvent être poussés ou contestés.