Une machine pourra-t-elle un jour vraiment penser ? Turing juge la question mal posée, et propose à la place un test purement comportemental. Searle s'y oppose avec la chambre chinoise : traiter l'information n'est pas la comprendre. Bostrom dégage un enjeu vertigineux : si une intelligence artificielle venait à dépasser largement l'intelligence humaine, celui qui la maîtriserait en premier pourrait obtenir un avantage décisif et peut-être irréversible.